La ZACAM s’inscrit dans un projet national inter-Zones Ateliers (ZA) et Observatoires Hommes-Milieux (OHM) (IR TRESSE), soutenu par la Fondation CNRS, intitulé « Expérimenter, comprendre, agir : vers une approche intégrative des trajectoires socio-écologiques et de biodiversité des zones humides ».
En Camargue, cette dynamique est directement articulée au projet ZOOCAM (PEPR PREZODE), dont elle constitue une extension opérationnelle sur les milieux humides, au cœur des enjeux One Health.
Deux volets complémentaires ont été menés avec l’aide de deux étudiants en stage :
- Un volet socio-écologique (SHS), porté par la MSH Sud (référente Bénédicte Felter), qui vise à analyser les trajectoires du territoire camarguais en croisant données socio-écologiques et zoonotiques, en interaction avec les acteurs locaux,
- Un volet biodiversité (BIO), porté par MIVEGEC (référente Claire Loiseau) centré sur des expérimentations écologiques, notamment sur les effets des pressions environnementales (ex. microplastiques) sur les organismes des zones humides et leurs implications sanitaires,
Ces travaux s’appuient sur des dispositifs de terrain qui ont été mis en place pour ces suivis/recensements prévus dans le protocole générique (ex. instrumentation, équipement tente malaise pour campagnes d’échantillonnage) grâce à l’implication conjointe des chercheurs référents et des acteurs du territoire notamment les gestionnaires des espaces naturels : Tour du Valat, Réserve de Scamandre).
L’ensemble contribue à une approche intégrée des zones humides comme socio-écosystèmes complexes, au croisement des enjeux de biodiversité, de santé et de gestion territoriale, en cohérence avec les objectifs de ZOOCAM et de l’approche One Health.
Un grand merci à tous les chercheurs, gestionnaires et acteurs du territoire qui contribuent collectivement à cette initiative !
Le volet “trajctoires socio-écologiques”
Une trajectoire socio-écologique désigne la succession des états d’un système socio-écologique au cours du temps, résultant des interactions entre les processus écologiques, les activités humaines et les facteurs de changement.
Mené en 2026 dans le cadre du stage de Master 2 de Jimmy Brechon, ce projet exploratoire vise à étudier la trajectoire du territoire camarguais selon une approche One Health. Il mobilise conjointement des indicateurs socio-écologiques et des indicateurs de santé afin de mieux comprendre les liens entre les pratiques sanitaires, les dynamiques du territoire et les épidémies zoonotiques ou épizooties.
L’un des principaux défis de ce travail consiste à mettre en dialogue des données issues de disciplines scientifiques et de sources d’information variées. Pour y répondre, Jimmy Brechon s’est appuyé sur deux outils de visualisation des données : une frise chronosystémique et une cartographie narrative (story map).
Découvrez les résultats de son stage en cliquant sur le bouton ci-dessous :
Ces travaux s’inscrivent dans une réflexion menée à l’échelle nationale sur les trajectoires des zones humides, portée par le projet de l’IR TRESSE et présentée sur son site internet.
Le volet “biodiversité”
Deux axes de travail sont traités dans le volet biodiversité au sein de la ZACAM :
- Axe 1 : Participation à l’étude comparative nationale des insectes volants des zones humides avec l’ ADNe
- Axe 2 : Caractérisation des microplastiques présents dans les larves de moustiques (Culex pipens) en Camargue durant l’été 2024 et 2025
L’axe 1 de ce travail consiste à échantillonner par des prélèvements d’ADNe et des tentes malaises les insectes présents sur 3 zones humides de Camargue. Ces échantillons contribuent à un travail d’envergure, visant à caractériser la diversité des insectes au sein des zones humides de la métropole française. L’échantillonnage est réalisé en partenariat avec les gestionnaires de ces espaces.
L’axe 2 a pour objectif de caractériser la contamination par les microplastiques des habitats larvaires de Culex pipens. Ces travaux permettent d’étudier la variabilité de la contamination selon le niveau d’urbanisation, et constituent une étape préalable essentielle pour évaluer les conséquences biologiques de cette pollution.
Mené en 2026 dans le cadre du stage de Lucille Villaumé, ce travail a fait l’objet d’un poster primé lors des Rencontres 2026 du GDR ‘Plastiques, Environnement, Santé’ à Boulogne-sur-Mer du 23 au 25 juin 2026.
